Fermer une Société avec Dettes à Paris : Les Voies Légales en 2026

Votre société rencontre des difficultés financières et vous envisagez sa fermeture ? La situation impose une analyse rigoureuse : selon que l’entreprise se trouve ou non en état de cessation de paiements, la voie diffère radicalement — liquidation amiable maîtrisée d’un côté, procédure collective devant le tribunal de commerce de Paris de l’autre. LegalCentre vous guide en 2026, étape par étape, pour sécuriser la fermeture, anticiper la responsabilité du dirigeant et choisir la procédure adaptée à votre situation.

Fermer une Société avec Dettes à Paris : Les Voies Légales en 2026 — dirigeant pensif clôturant les dossiers de sa société
Fermer sa société sereinement avec un accompagnement expert.
Fermer sa société avec dettes à Paris : solutions juridiques 2026 — dirigeant analysant un bilan déficitaire
Fermer une société avec dettes impose une procédure adaptée à sa situation financière réelle.

En résumé : Fermer une société avec dettes à Paris implique deux voies distinctes selon l’état financier : la liquidation amiable (si les dettes sont apurables et l’entreprise n’est pas en cessation de paiements) ou la procédure collective (cessation de paiements caractérisée, saisine du tribunal de commerce de Paris). La cessation de paiements doit être déclarée dans les 45 jours (article L. 631-4 du Code de commerce). Un avocat spécialisé en procédures collectives est indispensable dans ces situations.

Quand parle-t-on d’une société avec dettes ?

Une société est dite « endettée » dès lors que son passif exigible excède l’actif réalisable à court terme, ou que des créances arrivent à échéance sans pouvoir être honorées par la trésorerie disponible. Toutes les sociétés connaissent des dettes courantes — fournisseurs, URSSAF, impôts, banques — mais ces dettes ne deviennent problématiques qu’au moment où elles cessent d’être maîtrisées. La distinction entre une dette gérable et une cessation de paiements est le pivot juridique de toute la procédure de fermeture.

Les différentes catégories de dettes

Au sein d’une entreprise parisienne, on distingue plusieurs catégories de dettes, dont la nature détermine le traitement et les priorités en cas de fermeture :

  • Dettes fiscales : TVA, impôt sur les sociétés, CFE, CVAE — créancier privilégié de premier rang.
  • Dettes sociales : URSSAF, caisses de retraite, prévoyance — également privilégiées.
  • Dettes salariales : salaires, congés payés, indemnités — superprivilège (article L. 3253-2 du Code du travail).
  • Dettes bancaires : emprunts, découverts autorisés, garanties personnelles éventuelles du dirigeant.
  • Dettes fournisseurs : factures impayées, créanciers chirographaires (non privilégiés).
  • Dettes locatives : loyers du bail commercial, charges de copropriété.

À retenir : Le simple fait d’avoir des dettes n’oblige pas à ouvrir une procédure collective. Tout dépend de la capacité réelle à payer ces dettes avec l’actif disponible. Cette analyse repose sur un audit comptable précis et impartial.

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Infographie : 2 voies si dettes : amiable ou collective — Fermer une Société avec Dettes à Paris : Les Voies Légales e
Visualisez en un coup d’œil : 2 voies si dettes : amiable ou collective.

Qu’est-ce que la cessation de paiements ?

La cessation de paiements est définie à l’article L. 631-1 du Code de commerce comme « l’impossibilité de faire face au passif exigible avec son actif disponible ». Cette définition technique cache un mécanisme essentiel : ce n’est pas le montant global des dettes qui déclenche la cessation de paiements, mais l’incapacité concrète et immédiate à régler les créances arrivées à échéance avec la trésorerie réellement mobilisable.

Les éléments constitutifs juridiques

Trois éléments cumulatifs caractérisent juridiquement l’état de cessation de paiements :

Critères de la cessation de paiements

  • Passif exigible : dettes échues, certaines et non contestées sérieusement.
  • Actif disponible : trésorerie + valeurs immédiatement mobilisables (créances clients certaines, lignes de crédit confirmées).
  • Impossibilité actuelle : situation présente, pas seulement prévisible — différence cruciale avec les difficultés.

L’obligation de déclaration sous 45 jours

Dès l’instant où la cessation de paiements est caractérisée, le dirigeant a l’obligation impérative de la déclarer au greffe du tribunal de commerce de Paris dans un délai de 45 jours. Cette déclaration, prévue à l’article L. 631-4 du Code de commerce, conditionne la régularité de la procédure et la protection du dirigeant. Le non-respect de ce délai expose le dirigeant à de lourdes conséquences personnelles, y compris une éventuelle interdiction de gérer (article L. 653-8 du Code de commerce).

Obligation légale : Le défaut de déclaration de cessation de paiements dans les 45 jours est une faute de gestion qui peut engager la responsabilité personnelle du dirigeant et entraîner une faillite personnelle. Ne sous-estimez jamais ce délai.

À Paris, le greffe traite plusieurs milliers de déclarations par an. La procédure est dématérialisée et nécessite un dossier complet : déclaration sur le formulaire CERFA dédié, état du passif exigible et de l’actif disponible, comptes annuels, situation de trésorerie, prévisionnel, liste des créanciers et état des sûretés.

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Voie 1 : la liquidation amiable de la société endettée

Lorsque la société présente des dettes mais qu’elle n’est pas en cessation de paiements, la liquidation amiable demeure possible et constitue souvent la voie la plus sereine. Encadrée par les articles L. 237-1 et suivants du Code de commerce, elle suppose que la société puisse honorer son passif exigible avec son actif disponible, y compris en cédant certains éléments d’actif (immobilier, créances, stocks).

Liquidation amiable d'une société endettée à Paris : conditions et étapes
La liquidation amiable reste accessible tant que les dettes sont apurables avec l’actif disponible.

Conditions impératives

Pour engager une liquidation amiable malgré des dettes, plusieurs conditions cumulatives doivent être réunies :

Conditions remplies — liquidation amiable possible

  • Société non en cessation de paiements.
  • Actif réalisable supérieur au passif exigible.
  • Accord des associés (selon majorité statutaire).
  • Accord ou plan de règlement avec les créanciers identifiés.
  • Absence de litige majeur en cours susceptible de réveiller le passif.

Conditions non remplies — basculer en procédure collective

  • Trésorerie insuffisante face aux échéances.
  • Dettes URSSAF/fisc impayées et non échelonnées.
  • Procédures d’exécution engagées par des créanciers.
  • Cessation d’activité de fait depuis plusieurs mois.
  • Refus des créanciers d’un plan amiable.

Les grandes étapes

La liquidation amiable d’une société endettée suit quatre temps majeurs : audit financier préalable pour vérifier l’absence de cessation de paiements, assemblée générale extraordinaire votant la dissolution et désignant le liquidateur, opérations de liquidation (réalisation de l’actif, apurement du passif, négociation éventuelle avec les créanciers), puis clôture de la liquidation et radiation du RCS. La durée de la liquidation amiable ne peut excéder 3 ans, conformément à l’article L. 237-21 du Code de commerce.

Attention : Si, en cours de liquidation amiable, le liquidateur constate l’insuffisance d’actif pour régler le passif, il doit immédiatement déclarer la cessation de paiements au tribunal de commerce. Poursuivre une liquidation amiable en sachant l’actif insuffisant constitue une faute lourde.

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Voie 2 : la procédure collective devant le tribunal de commerce de Paris

Lorsque la cessation de paiements est caractérisée — ou lorsque les difficultés sont telles qu’elles deviennent insurmontables —, la fermeture passe nécessairement par une procédure collective. Le tribunal de commerce de Paris, compétent pour les sociétés commerciales dont le siège social est situé dans la capitale, examine chaque dossier et oriente vers la procédure la plus adaptée. Cette voie n’est pas un échec : elle protège le dirigeant, organise un traitement équitable des créanciers et peut permettre la sauvegarde de l’activité.

Liquidation amiable vs procédure collective

Liquidation amiable

  • Société in bonis (pas de cessation de paiements).
  • Décision volontaire des associés.
  • Liquidateur amiable choisi par les associés.
  • Durée maximale 3 ans.
  • Pas de saisine d’un tribunal.
  • Confidentialité préservée.
  • Coût maîtrisé, prévisible.
VS

Procédure collective

  • Cessation de paiements caractérisée (ou difficultés majeures).
  • Saisine du tribunal de commerce.
  • Mandataire judiciaire / liquidateur judiciaire désigné par le juge.
  • Durée variable selon la procédure.
  • Jugement d’ouverture publié au BODACC.
  • Gel automatique des poursuites individuelles.
  • Encadrement strict par le juge-commissaire.

Le rôle du tribunal de commerce de Paris

Le tribunal de commerce de Paris dispose d’une chambre spécialisée en procédures collectives. Après examen du dossier, il prononce un jugement d’ouverture qui désigne les organes de la procédure : juge-commissaire, mandataire judiciaire (représentant des créanciers), et le cas échéant administrateur judiciaire en redressement. La date du jugement marque le départ des effets juridiques : interdiction des paiements antérieurs, déclaration des créances, période d’observation.

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Infographie : 5 réflexes en cas de dettes — Fermer une Société avec Dettes à Paris : Les Voies Légales e
Repérez l’essentiel : 5 réflexes en cas de dettes.

Conciliation, sauvegarde, redressement, liquidation judiciaire

Le Livre VI du Code de commerce organise une gradation des procédures en fonction de la gravité des difficultés. Chaque procédure répond à un objectif distinct et à un seuil de difficulté précis.

Procédure Conditions d’ouverture Objectif Référence légale
Conciliation Difficultés prévisibles ou avérées, sans cessation de paiements depuis plus de 45 jours. Accord amiable avec les principaux créanciers, confidentiel. Art. L. 611-4 C. com.
Sauvegarde Difficultés insurmontables, mais pas encore de cessation de paiements. Plan de sauvegarde, gel des dettes antérieures, poursuite de l’activité. Art. L. 620-1 C. com.
Redressement judiciaire Cessation de paiements caractérisée, mais redressement envisageable. Plan de continuation, plan de cession, ou bascule en liquidation. Art. L. 631-1 C. com.
Liquidation judiciaire Cessation de paiements et redressement manifestement impossible. Réalisation de l’actif, désintéressement des créanciers, radiation. Art. L. 640-1 C. com.

La conciliation : la voie préventive

La conciliation est une procédure préventive, confidentielle et volontaire. Elle vise à conclure un accord amiable entre le dirigeant et ses principaux créanciers (banques, fournisseurs stratégiques, fisc). Le tribunal désigne un conciliateur dont la mission ne peut excéder 5 mois. La conciliation est particulièrement adaptée aux entreprises confrontées à un cap difficile mais dont l’activité reste viable. À Paris, elle est de plus en plus utilisée par les TPE et PME face à des tensions ponctuelles de trésorerie.

La sauvegarde : protéger sans liquider

La procédure de sauvegarde est ouverte à la demande du dirigeant uniquement. Elle suppose que la société rencontre des difficultés qu’elle ne peut surmonter seule, sans pour autant être en cessation de paiements. Le jugement d’ouverture déclenche une période d’observation, le gel des dettes antérieures et l’élaboration d’un plan de sauvegarde sur 10 ans maximum. C’est une procédure protectrice de l’activité, du dirigeant et des emplois.

Le redressement judiciaire : restaurer la viabilité

Le redressement judiciaire est ouvert lorsque la cessation de paiements est caractérisée mais que le redressement de l’entreprise reste envisageable. La période d’observation, généralement de 6 mois renouvelable, permet d’élaborer un plan de continuation ou un plan de cession. Si aucune issue n’est trouvée, le tribunal convertit la procédure en liquidation judiciaire.

La liquidation judiciaire : l’issue ultime

La liquidation judiciaire, régie par l’article L. 640-1 du Code de commerce, est prononcée lorsque la société est en cessation de paiements et que le redressement est manifestement impossible. Le liquidateur judiciaire prend le contrôle des opérations : cession de l’activité ou des actifs, désintéressement des créanciers selon leur rang, puis radiation du RCS. Le dirigeant est dessaisi de ses pouvoirs de gestion sur le patrimoine social.

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5 réflexes essentiels en cas de dettes

Face à des dettes qui s’accumulent, la réactivité du dirigeant est déterminante. Les cinq réflexes suivants, validés par la pratique des praticiens spécialisés en procédures collectives, conditionnent la sécurité juridique du dirigeant et la protection des intérêts de l’entreprise.

Réaliser un audit financier impartial

Avant toute décision, un expert-comptable doit établir un diagnostic précis : passif exigible réel, actif disponible mobilisable, trésorerie projetée à 30/60/90 jours, prévisionnel. Cet audit conditionne le choix de la voie (liquidation amiable ou procédure collective) et la qualification éventuelle de la cessation de paiements.

Vérifier l’éventuelle cessation de paiements

Si l’audit révèle que le passif exigible excède l’actif disponible, la cessation de paiements est caractérisée. Le délai de 45 jours pour déclarer au tribunal de commerce de Paris court à compter de cette date. Toute hésitation expose le dirigeant à des sanctions personnelles.

Solliciter un mandataire ad hoc à titre préventif

Avant la cessation de paiements, le dirigeant peut demander au président du tribunal de commerce la désignation d’un mandataire ad hoc (article L. 611-3 du Code de commerce). Cette procédure confidentielle permet de négocier avec les créanciers majeurs sans publicité ni dessaisissement.

Consulter un avocat spécialisé en procédures collectives

Le recours à un avocat spécialisé est absolument indispensable. Il sécurise la déclaration de cessation de paiements, accompagne le dirigeant devant le juge-commissaire, protège ses intérêts patrimoniaux et anticipe les risques de responsabilité personnelle.

Anticiper la responsabilité personnelle du dirigeant

Les articles L. 651-2 et L. 653-1 et suivants du Code de commerce prévoient la responsabilité du dirigeant pour insuffisance d’actif et les sanctions civiles (faillite personnelle, interdiction de gérer). Anticiper ces risques en amont permet de réunir les preuves d’une gestion diligente et d’éviter l’effet de surprise.

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La responsabilité du dirigeant en cas de dettes

L’un des enjeux majeurs de la fermeture d’une société endettée concerne la responsabilité personnelle du dirigeant. Contrairement à une idée reçue, la limitation de responsabilité offerte par les sociétés à responsabilité limitée (SARL, SAS, SASU, EURL, SCI) n’est pas absolue. Le législateur et la jurisprudence ont prévu plusieurs mécanismes pour engager la responsabilité du dirigeant en cas de gestion fautive.

Responsabilité personnelle du dirigeant lors de la fermeture d'une société avec dettes
Anticiper sa responsabilité personnelle est essentiel pour tout dirigeant confronté à des difficultés financières.

L’action en responsabilité pour insuffisance d’actif

L’article L. 651-2 du Code de commerce permet au tribunal, en cas de liquidation judiciaire, de condamner le dirigeant à supporter tout ou partie de l’insuffisance d’actif lorsqu’une faute de gestion ayant contribué à cette insuffisance est démontrée. Cette action, dite « action en comblement de passif », peut être engagée par le liquidateur judiciaire ou le ministère public dans les 3 ans suivant le jugement de liquidation.

Avertissement : Depuis la loi Sapin II du 9 décembre 2016, la simple négligence n’est plus une faute de gestion susceptible d’engager la responsabilité. Seules les fautes intentionnelles, manifestes ou répétées peuvent être sanctionnées. Cette évolution rend l’analyse juridique d’autant plus subtile.

Les sanctions civiles : faillite personnelle et interdiction de gérer

Les articles L. 653-1 et suivants du Code de commerce prévoient des sanctions civiles graves :

  • Faillite personnelle : interdiction d’exercer toute activité commerciale, artisanale, agricole ou de direction de société, pour une durée pouvant atteindre 15 ans.
  • Interdiction de gérer : interdiction plus ciblée de diriger, gérer, administrer ou contrôler toute entreprise.
  • Banqueroute (sanction pénale) : en cas de fautes graves caractérisées (détournement d’actif, comptabilité fictive, abus de biens sociaux).

Les cautions personnelles et le patrimoine du dirigeant

Indépendamment de toute faute, le dirigeant ayant cautionné personnellement les engagements de la société (prêts bancaires, baux commerciaux, lignes de crédit) reste tenu de ces engagements même après la liquidation. Cette dimension patrimoniale doit être anticipée dès l’audit initial.

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Comment LegalCentre vous accompagne ?

LegalCentre est une plateforme de services juridiques spécialisée dans les démarches d’entreprises. Depuis plus de 21 ans, nous avons accompagné 10 000+ entreprises dans leurs créations, modifications et fermetures, et nous bénéficions d’une note moyenne de 5/5 sur Google. Notre rôle dans la fermeture d’une société avec dettes est complémentaire de celui de l’avocat spécialisé : nous gérons les aspects formels et administratifs lorsque la situation le permet, tout en orientant vers les experts juridiques nécessaires en cas de procédure collective.

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10 000+

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Délai LegalCentre (hors greffe)

Notre périmètre d’intervention

Sur les fermetures de société avec dettes, l’intervention de LegalCentre se concentre sur les volets suivants : aide à l’audit préalable (orientation vers expert-comptable partenaire), liquidation amiable lorsque l’absence de cessation de paiements est confirmée, préparation du dossier à remettre à l’avocat spécialisé en procédures collectives, et accompagnement post-procédure pour la radiation finale et les démarches administratives.

Nos formules de fermeture

Notre tarification pour la fermeture d’entreprise est transparente et adaptée aux différentes formes juridiques :

  • SAS / SASU / SARL / EURL / SCI : 245 € en formule Standard, 345 € en formule FullPack 24H Chrono (HT, frais administratifs en sus).
  • Auto-entreprise : 55 € en formule Standard, 95 € en formule FullPack 24H.

Le délai « 24H Chrono » correspond au délai de traitement par l’équipe LegalCentre, hors délai de délivrance par le greffe du tribunal de commerce. Les frais administratifs (greffe, annonces légales, BODACC) sont en sus selon le service. Nos trois principes guident chaque dossier : Gratuit dès que possible, Transparence totale sur les coûts, Équité dans la tarification.

À retenir : Lorsque la situation présente un risque de cessation de paiements ou que les dettes sont contestées, LegalCentre vous oriente systématiquement vers un avocat spécialisé en procédures collectives. Notre rôle est de sécuriser et d’optimiser le processus, jamais de se substituer à un conseil juridique personnalisé.

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Cas pratiques par forme juridique

Chaque forme juridique présente des spécificités lorsque la société est endettée. Voici les cas les plus fréquents rencontrés à Paris.

Cas pratiques de fermeture de société avec dettes à Paris selon la forme juridique
Chaque structure juridique impose ses propres règles face aux difficultés financières.

SARL avec dettes URSSAF

Une SARL parisienne du secteur de la restauration, en difficulté après une baisse d’activité, accumule des dettes URSSAF pour 80 000 €. L’expert-comptable confirme un actif disponible de 25 000 €. La cessation de paiements est caractérisée. Le dirigeant déclare au tribunal de commerce de Paris dans le délai de 45 jours, et un redressement judiciaire est ouvert. Un plan de continuation sur 5 ans est négocié avec l’URSSAF, sauvegardant l’activité et les emplois.

SAS avec créancier bancaire majeur

Une SAS du secteur tech, soutenue par un emprunt bancaire de 300 000 €, connaît un retournement de marché. Le dirigeant sollicite une procédure de conciliation auprès du président du tribunal de commerce. Un accord est trouvé avec la banque : rééchelonnement sur 7 ans, abandon de créance partiel. La société poursuit son activité, dans la confidentialité totale.

SASU avec dettes fournisseurs maîtrisables

Une SASU de conseil, dont le dirigeant souhaite cesser son activité, présente 35 000 € de dettes fournisseurs pour un actif disponible de 60 000 €. La cessation de paiements n’est pas caractérisée. Une liquidation amiable est engagée : les dettes sont apurées par cession des actifs, le boni de liquidation revient à l’associé unique, et la société est radiée du RCS sans intervention judiciaire.

SCI avec emprunt immobilier impayé

Une SCI parisienne ne parvient plus à honorer les échéances d’un emprunt immobilier après le départ du locataire commercial principal. La banque engage des poursuites. La SCI demande l’ouverture d’une procédure de sauvegarde, qui gèle les poursuites le temps de céder l’immeuble dans de bonnes conditions. Le produit de la cession permet de désintéresser la banque ; la SCI est ensuite dissoute amiablement.

EURL avec caution personnelle

Une EURL en difficulté est mise en liquidation judiciaire. Le dirigeant unique, qui s’était porté caution personnelle d’un prêt bancaire de 50 000 €, reste tenu de cet engagement malgré la radiation de la société. L’accompagnement par un avocat permet d’envisager une procédure de surendettement individuel auprès de la commission de surendettement.

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Foire aux questions

Peut-on fermer une société avec dettes sans passer par le tribunal de commerce ?

Oui, à condition que la société ne soit pas en cessation de paiements. Si l’actif disponible permet de régler le passif exigible, la liquidation amiable est possible et évite la saisine du tribunal. Un audit comptable préalable est indispensable pour le confirmer.

Que se passe-t-il si je ne déclare pas la cessation de paiements dans les 45 jours ?

Le non-respect du délai de 45 jours est une faute de gestion susceptible d’engager votre responsabilité personnelle. Vous vous exposez à une interdiction de gérer, à une éventuelle faillite personnelle et à une condamnation à supporter tout ou partie de l’insuffisance d’actif (article L. 651-2 du Code de commerce).

Le dirigeant est-il personnellement responsable des dettes de sa société ?

En principe, non : la limitation de responsabilité protège le patrimoine personnel du dirigeant des sociétés à responsabilité limitée (SARL, SAS, SASU, EURL, SCI). Toutefois, plusieurs exceptions existent : faute de gestion, cautions personnelles, dettes fiscales en cas d’inobservation grave, ou banqueroute.

Combien de temps dure une procédure collective à Paris ?

La durée varie selon la procédure : conciliation 4 à 5 mois maximum, sauvegarde 6 à 18 mois pour la période d’observation, redressement judiciaire 6 mois renouvelable, liquidation judiciaire de quelques mois à plusieurs années selon la complexité du dossier. À Paris, les délais sont en moyenne plus courts grâce à la spécialisation du tribunal.

Quelle est la différence entre redressement judiciaire et liquidation judiciaire ?

Le redressement judiciaire vise à sauver l’entreprise par un plan de continuation ou de cession lorsque le redressement est encore envisageable. La liquidation judiciaire intervient lorsque le redressement est manifestement impossible : elle entraîne la cession des actifs et la radiation de la société.

Faut-il obligatoirement un avocat pour une procédure collective ?

L’avocat n’est pas obligatoire pour la déclaration de cessation de paiements, mais il est très fortement recommandé. Pour les contentieux liés (action en responsabilité, contestation de créances, sanctions personnelles), l’avocat spécialisé en procédures collectives est indispensable pour défendre efficacement vos intérêts.

Mes cautions personnelles disparaissent-elles avec la liquidation ?

Non. Les cautions personnelles que vous avez consenties (prêts bancaires, baux commerciaux) survivent à la liquidation de la société. Les créanciers peuvent vous poursuivre personnellement, sauf à engager une procédure de surendettement individuel si votre situation le justifie.

Peut-on créer une nouvelle société après une liquidation judiciaire ?

Oui, sauf si le tribunal a prononcé une mesure de faillite personnelle ou d’interdiction de gérer à votre encontre. En l’absence de telles sanctions, vous pouvez créer une nouvelle société immédiatement, en gardant à l’esprit que les banques et fournisseurs seront vigilants.

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Nos tarifs LegalCentre

Voici nos tarifs officiels pour la fermeture d’entreprise (dissolution, liquidation, radiation).

Forme juridique Standard FullPack 24H Chrono
SAS / SASU / SARL / EURL / SCI 245 € 345 €
Auto-entreprise 55 € 95 €

Tous les prix sont indiqués HT. Les frais administratifs (greffe, annonce légale, BODACC, etc.) sont en sus selon le service. « 24H Chrono » correspond au délai de traitement du dossier par l’équipe LegalCentre, non compris le délai de délivrance du Kbis par le greffe.

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Avertissement : Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et informatif. Elles ne constituent en aucun cas un avis juridique personnalisé au sens de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971. LegalCentre est une plateforme de services juridiques et non un cabinet d’avocats. Compte tenu de la complexité particulière des procédures collectives et des enjeux de responsabilité personnelle du dirigeant, nous vous recommandons vivement de consulter un avocat spécialisé en procédures collectives, un expert-comptable ou un notaire qualifié dès l’apparition des premières difficultés. Données à jour en 2026 — sous réserve de modifications législatives.